A.P.E.I.S.O.L.
Association des Parents d’Etudiants de
L’Institut Supérieur D’Ostéopathie de Lille
57 rue Salvador Allende
Parc Eurasanté – Le Caducée
59120 LOOS
Compte-rendu de la réunion extraordinaire du 26 mai 2008
RAPPEL DE L’ORDRE DU JOUR :
Cette réunion exceptionnelle a été décidée pour information de l’APEISOL, suite à l’annonce de la Direction de l’I.S.O., concernant la démission du Directeur Monsieur Liévois.
La date a été fixée à ce jour pour que le plus de personnes puissent êtres présentes.
Nous nous excusons pour ceux et celles qui n’auront pu assister à la réunion, surtout pour les membres les plus anciens, mais l’urgence a commandé ce choix.
Le but essentiel était de pouvoir éclaircir au mieux la décision qui a été prise.
COMPTE RENDU DE LA REUNION :
Monsieur Trompette, après avoir rappelé le but de la réunion, passe donc la parole à Monsieur Liévois pour qu’il explique les raisons de son choix.
Résumé de l’intervention de Monsieur Liévois.
La décision de sa démission a été mûrement réfléchie depuis plus de 5 mois.
Monsieur Liévois expose le diagnostic qu’il fait de la situation actuelle :
A l’origine de la création de l’école, Monsieur Liévois souhaite continuer sur les différents projets qui ont déjà aboutis pour certains, qui sont en cours pour d’autres ou même en cours d’élaboration pour d’autres encore (partenariat avec la fac de pharmacie, différents D.U., stages hospitaliers etc. …).
Il souhaite une école d’excellence, pousser un maximum « vers le haut », mais il se trouve confronté à des difficultés dès 2007.
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L’école devient trop petite pour 210 étudiants :
• salles non adaptées (bâtiment prévu pour des sociétés et non pour une école),
• répartition des cours dans des bâtiments différents, ce qui entraîne des problèmes de gestion de planning, d’organisation de secrétariat …
• clinique insuffisante : 6 box pour 50 étudiants etc. ….
• Se pose également le problème de faire respecter par tous les enseignants ostéopathes les consignes données (cahier de textes à remplir, plans de cours à faire, interros à faire, …) indispensable au bon fonctionnement et au respect des critères qualitatifs de l’école. Il est rappelé que l’école s’est engagée dans une démarche qualité ISO 9002 et que ces critères seront sans doute décisifs pour la prochaine étape d’agrément de l’école.
Monsieur Liévois présente ensuite son projet en projection.
Après avoir repris les points cités ci-dessus, il complète son exposé avec plusieurs points :
• Réflexions pour devenir un pôle d’excellence :
- un pôle d’excellence de formation en ostéopathie,
- un département recherche,
- des perspectives de recherche,
- une fondation.
• La solution pour atteindre ces objectifs passe donc obligatoire par un accroissement important des moyens et principalement : des nouveaux locaux :
Conscient de cet impératif depuis 2 ans il a donc étudié une solution qui réunirait les capacités et compétences de plusieurs partenaires :
- Le parc eurasanté qui est en plein essor avec la possibilité pour l’école de s’y implanter, Un terrain en face du bâtiment actuel est providentiellement disponible et la Communauté Urbaine e Lille qui en est propriétaire est d’accord pour le céder à cet effet. Ce terrain est en ZFU (zone franche) source d’économies de fonctionnement.
- Un investisseur est prêt à contribuer financièrement: Batixia,
- Un maître d’œuvre propose l’ingénierie : Bouygues Immobilier.
Sur cette Hypothèse les locaux de l’école passeraient donc de 1 400 m2 actuels à 2 000 m2.
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Ensuite Thiery Liévois expose la situation juridique et managériale de l’école :
L’école est une SARL qui comptait à sa création 6 associés mais à la suite du retrait de 3 d’entre eux il reste actuellement seulement 3 associés : Marie-Line Meunier, Un associé extérieur non impliqué et Monsieur Liévois.
Les règles statutaires de la SARL définissent que pour toute décision importante la majorité des ¾ est requise. Cette particularité entraine donc en pratique l’obligation d’obtenir l’unanimité des 3 associés pour toute décision. En cas d’opposition d’un seul associé l’école se trouve donc dans une situation de « blocage juridique ».
Or la projet présenté par Monsieur Liévois n’a pas recueilli l’unanimité des associés et l’école ne peut donc pas l’entreprendre sans cette unanimité.
Thiery Liévois précise qu’il considère ce projet comme indispensable pour l’avenir de l’école.
En effet, Il existe actuellement beaucoup d’écoles d’ostéopathie. Mais devant le développement du nombre d’écoles et donc d’étudiants, seuls les diplômés qui pourront faire valoir le fait d’être diplômés d’une école d’excellence disposeront d’un atout particulièrement précieux pour s’installer et se distinguer face au possible trop grand nombre de jeunes ostéopathes. Dans la logique, les grandes écoles se maintiendront, surtout celles qui ont un plus à offrir avec par exemple des D.U. et une bonne dynamique. L’avenir des autres est plus incertain.
En conclusion, Le Directeur actuel, Monsieur Liévois explique qu’il ne peut continuer à diriger une école qui ne dispose pas d’un projet ambitieux pour devenir « la meilleure » car il n’y a pas de développement possible dans les conditions actuelles.
EXPOSE DE L’AVIS DE MARIE-LINE MEUNIER
La présence de Marie-Line Meunier permet de recueillir l’avis du deuxième principal associé de l’école puisque dans les faits ils sont ainsi tous deux décideurs et obligé de s’accorder pour toute nouvelle décision.
Marie-Line Meunier, est donc invitée à s’exprimer sur ce sujet.
Elle explique alors sa décision de ne pas suivre Monsieur Liévois dans son choix.
Elle précise tout d’abord qu’elle pense que le projet est très intéressant et qu’elle est tout à fait d’accord sur les objectifs pédagogiques et qualitatifs exposés par Monsieur Liévois.
Néanmoins, elle trouve le côté financier du nouveau bâtiment beaucoup trop lourd.
Elle ne voit pas comment rentabiliser le projet surtout compte tenu de l’incertitude sur la croissance de l’effectif et donc de la « demande ».
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Augmenter les scolarités, ce n’est pas souhaitable, augmenter le nombre d’étudiants n’est pas non plus une solution si on veut garder le côté d’excellence.
Elle ne voit pas comment rentabiliser le projet proposé par Monsieur Liévois. Il ne faut pas que cela se fasse au détriment des étudiants.
Sur la question du respect impératif des consignes par les enseignants ostéopathes elle précise qu’elle essayer de se positionner comme une médiatrice ouverte aux arguments des enseignants qui n’ont pas toujours le temps ou qui n’ont pas l’habitude de rentrer dans des protocoles trop rigides.
Madame Meunier insiste que sa vision de l’école est la même que Monsieur Liévois, et que la question qui bloque est uniquement celle du financement.
Sur la question ,
La prise de risque est trop importante pour elle.
DEBAT ENTRE TOUTES LES PARTIES
Ensuite Thierry Trompette faisant le constat que toutes les parties prenantes de l’école (Associés – Direction – Enseignants - responsables pédagogiques - étudiants des différentes années – Parents) étant représentées à la réunion les circonstances sont idéalement réunies pour engager un débat ouvert et franc entre les « forces vives » de l’école.
Il invite donc tous ces représentants à s’exprimer successivement pour disposer ainsi d’un diagnostic et d’une vision la plus large et la plus objective possible.
Synthèse des réactions des parents :
• Certains parents regrettent de ne pas avoir été informés de ce projet un peu avant la démission de Monsieur Liévois. Ils expriment leur reconnaissance de l’excellent travail et de la très forte volonté de Thierry Liévois qui a permis à l’école d’arriver à ce qu’elle est aujourd’hui. Monsieur Liévois rappelle que l’école a aussi réussi à traverser avec réussite les plus grands obstacles grâce à la solidarité de tous (notamment lors de la demande d’agrément).
• La démission est-elle définitive, même si une solution pouvait être trouvée afin que le projet aboutisse (partenaires financiers par exemple ?)
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• Comment a été calculée la rentabilité de l’école pour évaluer la prise de risque d’un tel projet ? Peut-être qu’une étude financière plus approfondie séparant les questions de financement immobilier et de budget de fonctionnement interne permettrait de repositionner les enjeux et nuancer le choix entre le tout ou rien.
• Problème des statuts de l’école qui n’est visiblement pas adapté juridiquement et risque de « paralyser » le fonctionnement de l’école dès le prochain désaccord entre seulement deux associés !
• Il semble important de pouvoir analyser la gestion actuelle de l’école et disposer d’un regard « extérieur » moins « impliqué » pour savoir si le projet de Monsieur Liévois serait viable et dans quelles conditions.
• Revoir le projet pédagogique, le projet financier et le projet immobilier séparément et trouver peut-être des acteurs (financeurs) différents pour ces objectifs différents.
Synthèse des réactions des enseignants et responsables pédagogiques :
Les enseignants expriment tout d’abord leur satisfaction sur la franchise et la clarté du débat qui « n’est pas de la langue de bois » et exposent leur vision sur les difficultés de l’école.
Indépendamment des locaux le fait de dispenser des cours pratiques à une promo (première année) de plus de 50 étudiants est source de moindre qualité : il est important que les étudiants visualisent correctement, entendent, et « ressentent » les exercices de l’enseignant ce qui est impossible devant une assemblée de 60 personnes.
Même avec plus d’assistants la qualité des cours en est forcément dégradée d’autant plus que les assistants se sont pas les mêmes d’une séance à l’autre et qu’ils ne savent donc pas précisément ce qui a été enseigné et pratiqué lors des séances précédentes.
Les responsables pédagogiques confirment la complexité extrême de réaliser les plannings et de trouver des assistants identiques pour les séances consécutives les mêmes enseignements pratiques.
Il est évident que l’année 2008/2009 est une première avec une promo de 60 étudiants en 1ère année et un recalage est nécessaire et en cours pour éviter les mêmes difficultés l’année prochaine.
Monsieur Liévois intervient pour insister sur le fait que gérer une école de 210 étudiants, de nombreux enseignants dont certains professeurs médecins ou chef de services extrêmement pris, des ostéopathes libéraux, des assistants etc. … oblige au respect d’une rigueur « médicale » irréprochable même si elle est vécu comme une contrainte administrative lourde et sans intérêt immédiat pour l’enseignant vu de son point de vue individuel.
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Les enseignants comprennent le principe. Ils soulignent toutefois la nécessité de pouvoir disposer d’un vrai débat et d’un échange de points de vue ouvert pour ne pas avoir le sentiment de devoir suivre un axe rigide et prédéterminé à l’avance. Cette réunion leur semble fructueuse et preuve de la possibilité d’un vrai débat enrichissant.
Synthèse des réactions des étudiants :
Les étudiants confirment dans l’ensemble que les locaux actuels ne permettent pas de fonctionner dans les meilleures conditions. En dehors des salles de cours, l’inexistence de lieux adaptés aux pauses ou lieux de travail personnel est aussi pénalisante.
Les questions de planning sont abordées et une meilleure connaissance des plannings d’examens et contrôle continu est prévue pour l’année prochaine.
Sur les cours pratiques en P1 des moyens techniques (vidéos en direct et en vidéos enregistrées) sont à l’étude et un investissement adapté est envisagé.
Plusieurs autres points pratiques sont abordés. Ils sont notés au fur et à mesure pour caler l’organisation de la prochaine année.
Il invite à ce titre chacun à communiquer de manière plus précise ou plus complète en adressant à Bénédicte (secrétaire de l’APEISOL : benoit.vanderhaghen@free.fr ses réflexions, idées, permettant de faire avancer la réflexion.
Il ressort en synthèse :
que le projet de Thierry Liévois recueille l’agrément de tous sur les principaux objectifs et orientation de l’école.
Que la divergence des points de vue porte sur les moyens matériels (immobilier) et par conséquent financiers à mettre en œuvre.
Que la structure juridique de l’école (SARL) qui centralise toutes les décisions (pédagogiques – managériales – organisationnelles – financières – immobilières) est inadaptée et source de blocage.
Que le projet immobilier peut être réétudié sous un angle moins impliquant pour les associés de l’école (avec un partenaire financier qui porterait définitivement le financement immobilier).
Que les questions d’organisation interne et de respect des procédures ainsi que des conditions pédagogiques d’enseignement peuvent être débattues avec profit plus fréquemment comme le prouve cette réunion.
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Enfin que la décision de la démission de Monsieur Liévois lui appartient mais n’est pas définitive selon lui si le projet qu’il propose trouve une issue acceptée par tous.
Pour répondre à cette question il semble nécessaire de mener une étude financière précise avec l’aide de conseils extérieurs.
Le temps restant jusqu’à la prochaine réunion sera donc consacré à la réflexion « à froid » sur toutes ces questions afin que des solutions concrètes soient trouvées le plus rapidement possible.
L’école est aujourd’hui (malgré les marges de progrès) unanimement reconnue en interne comme en externe. Elle doit donc disposer d’une stratégie claire pour son avenir et celui de ses étudiants.
Merci pour vos contributions
La réunion du 23 juin à 18H30 est bien entendu toujours d’actualité !
Ordre du jour :
Bilan pédagogique de l’année,
L’A.P.E.S.I.O.L. et la remise des diplômes.
Décisions suite à la réunion du 26 mai
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